Réduire la vitrine
Se désabonner des comptes qui te mettent en manque ou en comparaison constante, sans haine, sans justification.
Ton écran est immense. Ta vie paraît petite.
Voir toutes les vies sans bouger crée un décalage frustrant.
Act I

Aujourd’hui, ton monde virtuel est immense.
Depuis un téléphone et une connexion internet, tu peux voir tous les paysages, toutes les villes, toutes les cultures.
Tu peux observer des milliers de vies, de corps, de trajectoires, de réussites.
Tout est là, en permanence, accessible instantanément.
Mais ton monde réel, lui, est limité.
Surtout quand tu n’as pas énormément de moyens.
Peu de possibilités de voyager, de changer d’air, de décor, de rythme.
Physiquement, ta vie reste souvent au même endroit, au même stade, pendant que ton écran te montre tout ce que tu n’as pas.
Ce contraste crée un décalage profondément frustrant pour le cerveau.
Tu compares une vie réelle, lente, imparfaite, à un flux de moments exceptionnels.
Ton quotidien devient insuffisant face à un virtuel infini.
Et sans t’en rendre compte, tu peux commencer à te dévaloriser.
“Comparer sa vie réelle à un monde virtuel sans limites est une fatigue silencieuse.”

L’estime de soi, mise à l’épreuve par la comparaison permanente.
La satisfaction personnelle : rien ne paraît jamais suffisant.
La patience : le réel est lent, l’écran est immédiat.
La capacité à apprécier ce qui est déjà là.

Se désabonner des comptes qui te mettent en manque ou en comparaison constante, sans haine, sans justification.
Une action réelle (sport, création, marche) vaut plus que cent inspirations virtuelles.
Photos personnelles, notes, journal. Pas pour poster, mais pour voir ton propre chemin.
Faire quelque chose sans le documenter. Juste pour toi. Recréer de l’intimité.
Horaires, routines, moments sans écran. Le cadre redonne de la densité au réel.
Effort physique, respiration, sensations. Le corps te ramène ici, maintenant.
Quand la comparaison devient permanente, tout perd de sa valeur.
C’est souvent là qu’une question plus profonde apparaît.
À quoi bon ?
Act III